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La course des jonchères

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Publié par Running Club le Croisic

plan-semi_marathon2006.gif14 septembre 2014, trop belle journée pour courir mais que des bons souvenirs sur le semi Auray-Vannes. En 2009 avec le club, cela avait été mon premier semi et il faisait aussi chaud ou presque que cette année. J’avais souffert à cette époque et beaucoup marché sur le parcours.

Cette année cela a été nettement plus facile. Je suis venu presque en touriste et j’ai pris plaisir sur le parcours à contempler ce serpent humain et ces paysages desséchés.

Nous sommes partis de bonne heure ce dimanche avec Nathalie pour profiter au maximum de cette belle journée. Nous sommes allés chercher les dossards le matin, puis nous sommes allés sur la petite plage de Conleau au bout du bout de Vannes et  avons pique-niquez et nous nous sommes baignés en profitant au maximum du beau temps et de la vue magnifique sur le golf du Morbihan.

A 13h30 fini le farniente, il faut  penser aux choses sérieuses. Nathalie me dépose près de Auray, où je me change à côté d’un groupe de rollers qui partiront un peu avant nous. Je rejoins la foule du départ. Impressionnant. Nous sommes 6300 coureurs. Situé au milieu du peloton, je mettrai près de 3 mn avant de partir.

 

Après le départ des deux courageux en fauteuil, nous nous élançons vers Vannes, sur cette départementale rien que pour nous. Je suis venu pour un entrainement prévu dans ma préparation du marathon de Lisbonne. Je me cale sur 11.2 km/heure et je profite du paysage et de l’ambiance magnifique. Du monde tout le long du parcours, des bandas comme on dit dans le sud, des cris, des encouragements ; on se croirait sur une étape du tour de France. Nathalie m’attend sur la côte du Bono. Nous croyons que c’était au Bono que ce situait la petite côte bien sympathique, erreur c’est à Baden un peu plus loin. Je ne sais pas pourquoi on dit la côte du Bono.

Après c’est les montagnes russes, on monte, on descend et cela jusqu’à Vannes. En haut des côtes on prend le vent de face qui nous dessèche la gorge, et dans les bas on étouffe. Je bois, j’engloutis des litres, je m’asperge à chaque ravitaillement.

Je rejoins Vannes et le beau stade de Kerkado après 1H53’20 ‘’ d’effort difficile quand même à cause de la chaleur excessive pour courir. Nous ne sommes plus que 5600 coureurs à l’arrivée. 700 abandons, c’est énorme. Partout sur les bas côté, il y avait des coureurs à l’arrêt, certains avec les jambes en l’air après avoir fait un malaise, après le 10ème kilomètre la sirène des pompiers n’a pas arrêté de hurler. Je suis bien content de ne pas avoir eu à faire la course à fond par cette chaleur

Mais le plus terrible c’est que j’apprends par Nathalie qu’un gars arrivé sur le stade après 1H30 est toujours avec le Samu et finalement le Samu n’arrivera pas à le ranimer. Il est mort à 30 ans, il avait deux enfants. Chaleur excessive, déshydratation, problème cardiaque. Les raisons peuvent être multiples et cela fait un peu cogiter surtout que c’est déjà arrivé sur notre dernier marathon à Amsterdam.

Merci à Nathalie de m’avoir accompagné à Vannes, je lui rendrai la pareille le 2ème week-end d’octobre pour la Vannetaise, la course des filles en rose.

 

Jean-Luc

 

Les résulats ici

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